SITUATION DE MANON

Mon conjoint a été marié pendant 21 ans et n'a jamais eu d'enfant. Durant son mariage, l' ex- épouse a travaillé à différents endroits occupant aussi différents emplois. Tantôt à temps complet et tantôt à temps partiel. En septembre 1993 après quelques années tumultueuses, il quitte son épouse et du même coup, demande le divorce. A l'époque, son ex-épouse venait tout juste d'avoir 39 ans et lui 41 ans. Mais voilà que la saga commence !

Au tout début, les avocats avaient fait une entente pour une pension alimentaire de $225.00/sem. jusqu'à ce qu'elle puisse retourner aux études ou à tout le moins qu'elle puisse se reprendre en main. D'un commun accord, ils ont décidé de vendre la maison afin qu'elle récupère sa part d'héritage qu'elle avait investi au moment de l'achat. La semaine suivante, son ex-épouse décida de la garder lui dit : tu as voulu me marier, tu vas payer !

Quelques mois plus tard, ils ont repassé devant le juge qui a fixé la pension alimentaire à $325.00/sem. pour que madame puisse garder la maison ainsi que le même train de vie. Ce qu'elle fit mais en plus, renouvelle l'hypothèque à son insu. Entre temps, son ex-épouse trouve un vieux livret de caisse qui appartenant à son ex-conjoint, et tenta de retirer le contenu. C'est la caisse qui lui a retiré le livret et en avisé mon conjoint.

Un jour la banque entreprit des procédures judiciaires pour les paiements en retard sur la dite maison. car l'ex-conjointe ne payait pas les frais d'hypothèque.La banque exigeait près de $7,000.00 et ce, dans les 10 jours. Comme il ne lui restait que $125.00/sem. pour vivre il ne pouvait se soustraire à ces paiements même si moi, une nouvelle conjointe je travaillais. Il a dû déclarer faillite. Son ex-épouse est quand même restée dans la maison pendant un an sans rien payé et en plus, en gardant l'argent des loyers des 2 locataires. Cela lui faisait un revenu de plus $500.00/sem. et ce, pendant plusieurs mois.

Après une année écoulée, la banque expulse l'ex-épouse de la maison et celle-ci déclara déménager chez une amie d'enfance mais dit ne pas connaître son adresse. Nous avons dû téléphoner à cette amie pour avoir son adresse afin de lui faire parvenir ses chèques de pension alimentaire. Mai en réalité, pendant ce temps, l'ex-épouse laissait tombé ses 2 emplois (travail au noir) pour emménager avec son ami.

Elle est même sortie avec mon frère pour essayer de nous faire du tort, et savoir ce qui se passait dans notre vie. L'ex-conjointe, qui détestait sa belle-mère, lui téléphonait pour avoir de l'argent sous prétexte qu'elle n'en avait pas. Au cours de cette même année, l' ex-épouse refuse de signer les reçus pour fins d'impôts. Alors au lieu d'en retirer, il a dû en payer près de $3,000.00.

Plus tard,une autre entente a été faite entre les avocats soit de $175.00/sem. Cependant, cela n'a pas duré longtemps puisque l' ex-épouse est allée se plaindre au Ministère des perceptions des pensions alimentaires et ce, sous serment s'il vous plaît, qu'il ne lui avait pas payer de pension alimentaire depuis près d'un an. Ce qui était faux puisque nous avions en notre possession des reçus pour près de $10,000.00.

Au cours de ces années, son avocate disait n'importe quoi pour étirer le temps, pour ainsi remettre la cause. Elle disait que l' ex-épouse était analphabète, qu'elle était inscrite sur une liste d'attente afin de débuter un cours de formation pour l'emploi, qu'elle était malade, qu'elle est dépressive, qu'elle ne pouvait pas prendre l'autobus pour se présenter à la Cour, qu'elle n'avait pas personne pour l'accompagner à la Cour, qu'elle-même, l'avocate ne pouvait se présenter à la Cour, etc.

Tous les moyens étaient bons pour ne pas avoir à prouver qu'elle ne peut pas travailler ! Ce n'est pas qu'elle ne pouvait pas, c'est qu'elle ne vouvait pas. Il est beaucoup plus facile de rester assis sur son derrière en attendant son chèque ! D'ailleurs, nous avons eu 5 avocats dans son dossier depuis 1993 puisque tous, se faisaient avoir par les mensonges de l' ex-épouse et de cette avocate.

Même que notre dernier avocat s'était arrangé avec l'avocate de l'ex.-conjointe pour lui enlever tout son fonds de pension puisque selon l'avocate de l'ex-conjointe,, Madame accumulait le fonds de pension tant que le divorce ne sera pas prononcé. Ce qui est faux car, un fonds de pension cesse d'être accumulé lors du dépôt d'une demande en divorce ou au moment de la cessation de la vie commune.

Cette saga dure depuis près de 7 ans. S'il n'avait été de ma mère et de ses parents, nous ne savons pas ce que nous aurions manger au cours des 2 premières années de notre vie commune. Même si nous travaillons tous le deux, nous avons dû emprunter du programme d'aide aux employés en milieu de travail pour pouvoir payer les comptes d'électricité en retard, pour se nourrir bien entendu. Ce qui fut très gênant.

En juillet 2000, il n'a toujours pas obtenu son divorce ni en ce qui concerne le partage du patrimoine familiale. Son ex-épouse a tout eu. La maison qu'elle a perdue par sa faute, les meubles, l'auto et une grosse pension alimentaire ( 45% et + de son salaire). Lui, il n'a eu que des dettes, une faillite personnelle, perte de son nom et problèmes de santé.

Maintenant, depuis qu'il s'occupe lui-même de son dossier, celui-ci n'a jamais avancé aussi vite. Il y a sûrement des avocats honnêtes mais pour nous, ce sont tous des "voleurs autorisés". Ils prennent l'argent et ce sont eux qui décident de quelle façon ils voleront vos avoirs.

Je ne vous ai raconté que ces quelques lignes puisque vous savez comme moi en 7 ans, il s'en passe des choses. Je garde tout de même espoir qu'il y a une petite justice quelque part.

En terminant, je tiens à vous dire de ne pas hésiter vous joindre à l'A.S.E.C. et à devenir membre pour sensibiliser la population, car cela fera sûrement cesser ces abus envers les payeurs de pension alimentaire et pour nous assurer à nous, nouvelles conjointes, une vie plus décente .

Comme vous le savez, personne n'est à l'abri d'un divorce ou d'un veuvage. Donc, il n'est pas impossible pour quiconque de rencontrer un homme divorcer ! Qui sera la prochaine victime ? Votre frère, votre cousine, votre collègue de travail.....
Manon R
Mise-à-jour

Aujourd'hui 14 mai 2002, enfin le divorce est prononcé. Mais pas sans peine puisque nous avons dû négocier pendant 4 jours avec les avocats. En plus, l'avocate de l'ex-conjointe voulait reporté le prononcé du divorce au mois de septembre encore une fois. Pourquoi ! Parce que Madame avait des dents à faire arranger. Et qu'après le divorce Mme n'a plus d'assurance dentaire. Alors pour pouvoir régler nous avons dû débourser $700,00 sur le champ pour les dents de Madame.

En plus, pour nous avoir fait suer pendant près de 9 ans, nous avons dû payer des frais de $2,500.00 pour l'avocate de l'ex-conjointe. Et ce n'est pas tout, parce qu'il ne faut pas oublier qu'il y a toujours la pension alimentaire à payer au montant de $13,398.84 annuellement et indexée selon le coût de la vie.

Cependant, il y a au moins trois choses dont le débiteur a eu gain de cause. C'est que l'ex.-conjointe a accumulé le fond de pension jusqu'à la date ou la demande du divorce a été déposée (1993) et non jusqu'en 2002 comme l'avocate le voulait et $2,500.00 pour mesure pour frais au lieu de $20,000.00. Et comme l'ex-conjointe a obtenu un billet médical disant qu'elle faisait de l'arthrose aux deux genoux et qu'elle recevrait une pension pour invalidité ce montant sera déduit de la pension alimentaire.

ENFIN, c'est réglé mais avec une autre facture de $10,000.00 qui s'ajoute à tout le reste pour un total d'environ $35,000.00 Tout ceci n'a été que pour faire du mal puisque le tout aurait très bien pu se régler de la même façon au tout début sauf pour la pension alimentaire puisque l'ex-conjointe était capable de travailler. Mais pour l'avocate de l'ex-conjointe son jeu a été de faire traîner le dossier pendant des années (avec toutes les remises - 12 fois) afin que mon conjoint cède encore plus monétairement. Sauf, que l' avocate a oublié que mon conjoint n'avait rien puisqu'il a tout perdu,alors elle n'a rien obtenu du patrimoine familial et qu'il n'a rien encore aujourd'hui et que moi non plus.

Tout ce que nous espérons, c'est que nous n'entendrons plus parler.